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Vos réactions : quelle suite ? Je voulais d’abord remercier les centaines d’internautes qui m’ont exprimé leur soutien après les décisions annoncées ce lundi 27 novembre. Beaucoup d’entre vous m’ont adressé un mot personnel ce qui m’a énormément touché et je vous en remercie du fond du cœur mais vous me pardonnerez de ne pas vous répondre pour une fois individuellement ; je suis complètement absorbé par la préparation de cette nouvelle campagne et les journées sont trop courtes. D’abord pour ceux qui s’inquiètent : non, je ne laisse pas tomber l’iFRAP et continuerai à lui apporter tout mon soutien. L’iFRAP doit rester notre support premier pour le renouveau de notre pays après l’élection de 2007, par la qualité de ses études et l’importance de ses révélations. Mais d’ici mai 2007, il nous faut nous inscrire dans une réalité beaucoup plus politique et immédiate : le choix de nos futurs leaders et ce n’est pas le rôle d’un institut d’étude de réflexion. C’est en revanche la mission d’iFRAP-2007, mouvement politique, créé début 2006 et auquel je voudrais me consacrer entièrement. Comment ? En essayant d’apporter dans la campagne ce qui a fait la force de l’iFRAP
Des informationsNous allons publier sur notre site toutes les informations que vous voudrez bien nous apporter et qui concernent la campagne et les femmes et les hommes qui vont se présenter à vos suffrages. Il existe dans notre pays un énorme et étrange fossé entre la société civile, vous, moi et nos politiciens comme s’ils appartenaient à un autre monde, avec ses règles du jeu, ses lois différentes des nôtres et qui leur permettraient de ne plus être responsables que devant leurs pairs et leurs complices, la société civile, vous, moi n’ayant plus qu’à les croire, à les élire et à se féliciter de les avoir choisis. Nous voulons les rendre davantage responsables . Et c’est pourquoi j’ai déjà choisi de mettre sur notre site des informations - peu flatteuses - sur Renaud Dutreil et François Goulard. Il se trouve que je les ai connus tous les deux d’assez près dans leurs fonctions politiques, le premier parce que l’emploi et la création d’entreprises est ma première préoccupation depuis plus de 10 ans, le second parce que nous avons travaillé ensemble sur plusieurs sujets lorsqu’il était député et que je croyais qu’il était foncièrement un homme plaçant l’intérêt général au dessus de son intérêt personnel. Certains me diront qu’ils ne sont pas meilleurs ou pires que beaucoup de leurs collègues. Mais après 30 ans de politique politicienne, il faut que nos hommes politiques réapprennent que l’intérêt général doit primer l’intérêt particulier de leurs propres carrières. HiérarchiserUn second axe de notre action est de tenter de hiérarchiser les priorités des actions que nous demandons à nos candidats. En parodiant Keynes on a pu dire des Français que si vous en enfermez 5 dans une pièce, ils vous sortiront 10 mesures différentes, plus importantes les unes que les autres. A travers les suggestions de tous bords que je reçois, je peux vous dire que cela est vrai et que le nombre des réformes suggérées, jugées comme prioritaires, est énorme. Leur intérêt à toutes est certain ; mais ce qui n’est pas compris, c’est que sortir un pays de la décadence rapide qui est la nôtre postule que l’on réalise un vrai travail d’engineering :
Appartiennent généralement à la première catégorie, les réformes à long terme, celles qui nécessitent un changement de culture, de l’éducation. Cela ne veut pas dire qu’il ne faudra pas les faire mais que si on commence par elles c’est se condamner à l’immobilisme. C’est dans cet esprit que je vous proposerai un thème de campagne qui est absent de tous les programmes des partis qui sans la solution duquel tous les programmes sont irréalisables faute de moyens : comment vous, candidats, allez-vous faire pour passer de 17 millions de personnes employées dans le secteur privé à 24,7 millions d’emplois à créer, 500 milliards d’euros à ajouter au PIB. Et contrairement au matraquage de faux économistes, nous ne créerons pas ces 7 millions d’emplois en réduisant la dépense publique mais nous réduirons la dépense publique en créant ces 7 millions d’emplois (voir le site www.lenjeu2007.fr) J’espère avoir fait bondir certains et attends avec passion leurs réactions. Bernard Zimmern |